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C’est l’enfance, l’insouciance, c’est gai le patin à roulettes, c’est le temps des couettes, des billes, des récrés.

Le 10 mars 2026, Par Valérie Lepez Baranger

C’est l’enfance, l’insouciance, c’est gai le patin à roulettes, c’est le temps des couettes, des billes, des récrés.

C’est gai l’enfance ?

Souvent, oui, c’est vrai.
Mais souvent ça ne l’est pas.

Je n’ai pas envie de parler de mon enfance à moi, je garde ça pour une autre fois.

Je pleure aujourd’hui pour tous ces enfants massacrés, sacrifiés, bousillés.
Tous ces enfants salis, meurtris à jamais.
Toutes ces atrocités.
Depuis tant d’années.
Et qui ne s’arrêtent pas.
Jamais.
Même quand il n’est plus possible de dire « on ne savait pas ».

Je ressens tant de colère, d’injustice, d’incompréhension.
Tant d’effroi.

Je pleure pour cette partie du monde qui me dégoûte et qui m’a bien souvent donné envie de tout abandonner.

Je pleure l’indifférence
La perte de sens
L’ignominie.

Je pleure mais je m’emploie à ne pas baisser les bras, à continuer d’essayer, de mon petit côté, à rester dans la lumière, à ne pas blesser le monde, du mieux que je peux.
C’est une goutte d’eau dans cet immense immonde mais j’y crois, moi, aux gouttes d’eau, j’y crois, aux mains qui se tiennent et aux envies qui avancent ensemble et font bouger le monde.

Alors je ne désespère pas qu’un jour la lumière revienne encore plus forte, encore plus puissante. Parce que c’est un combat, depuis la nuit des temps, entre les gentils et les méchants.
Oui, je crois qu’il y a deux camps.
Et, comme les enfants rêvent toujours en grand, je me dis qu’il faut continuer de s’accrocher à cette idée.

Le mal ne peut pas gagner.
C’est un devoir de chaque jour, comme chacun peut, de marcher avec la lumière.

Pour tous nos petits frères, pour tous nos petits êtres dans cet enfer et pour faire de notre mieux sur cette terre.